Les biographies

ABEILLE François

Docteur en 1910.
né le 1er juillet 1884 à Apt (Vaucluse), † le 22 avril 1918 au Bois Sénécat (Somme).École de Marseille, Médecin à Aups (Var)
Médecin-Major 2e classe. 340e régiment d’infanterie. Croix de guerre. Légion d’honneur.
Citation à l’ordre de la brigade du 18 mars 1918 : Excellent officier du service de santé ; a toujours fait preuve au feu de dévouement et de mépris du danger, notamment à Avocourt et à Vauquois en août et septembre 1917.
JO du 02 juillet 1918 : Médecin aide-major de 1ère classe au 4e bataillon du 340e régiment d’infanterie : médecin d’une haute valeur morale et professionnelle. D’un entrain admirable, d’un moral élevé, d’un dévouement inlassable, il inspirait à tous pleine confiance et affection. A été tué à son poste en sortant pour surveiller un violent bombardement d’obus toxiques.

ALESSANDRI Antoine

Étudiant 4e année.
né le 17 décembre 1888 à Bône (Algérie), † le 12 décembre 1915 aux Dardanelles.

École de Marseille.
Médecin Auxiliaire. 56e régiment d’infanterie coloniale. Médaille militaire.
JO du 30 octobre 1920 : Depuis le début des opérations en toutes circonstances, n’a jamais hésité à se porter dans les premières lignes. A été tué le 12 décembre 1915, au cours d’un bombardement, alors qu’il prodiguait ses soins aux blessés sous un feu violent de l’ennemi. A été cité.

ALRIC Émile

Garçon de laboratoire.
né le 23 janvier 1891 à Saint-Pons (Hérault), † le 3 novembre 1914 à Saint-Julien (Belgique).

81e régiment d’infanterie.

ANTIPAS Alexandre

Docteur en 1891.
né le 14 mai 1867 à Choumla (Bulgarie), † le 16 janvier 1919, lors du torpillage de la Chaouia (Détroit de Messine).

Médecin Aide-Major. 1e classe. 15e région.

ANDRIANJAFY

Docteur en 1902.
né le 12 juin 1880 à Tananarive (Madagascar), † en mer le 3 juin 1916 à Madagascar.

Médecin à Tananarive.
Médecin Aide-Major 2e classe. 3e régiment de tirailleurs malgaches.

ARNOUX Jérome

Docteur en 1901.
né le 20 septembre 1874 à Peille (Alpes Maritimes), † le 16 décembre 1915 à Moudros (île de Lemnos).

Médecin Aide-Major. 2e classe. Armée d’Orient.

ARRIBAT Léon

Étudiant 2e année.
né le 6 mars 1898 à La Salvetat-sur-Agout (Hérault), † le 18 octobre 1918 à Vandy (Ardennes).

Médecin Auxiliaire. 319e régiment d’infanterie. Croix de guerre.
JO Du 11 février 1919 : Médecin auxiliaire très brave. A fait preuve du plus grand dévouement et des plus belles qualités professionnelles pendant les attaques du 18 octobre 1918, au cours desquelles il a été blessé mortellement.

AUBERT Raymond

Docteur en 1911.
né le 1er novembre 1887 à Mauriac (Cantal), † le 24 septembre 1915 au bois Sabot (Marne).

Médecin Aide-Major.2e classe. 4e régiment de marche de tirailleurs. Croix de guerre.
Citation à l’ordre de la division du 3 juillet 1915 : Au cours des combats des 16 et 17 juin, a montré de belles qualités de dévouement et de mépris du danger dans la relève des blessés à proximité de l’ennemi.
JO du 9 février 1916 : Tombé glorieusement le 24 septembre 1915 à son poste de secours établi dans les tranchées de première ligne où il prodiguait ses soins aux nombreux blessés sans souci du danger. Modèle de bravoure et de dévouement.

AYMÈS Léonce

Étudiant 4e année.
né le 19 juillet 1889 à Marseille, † le 11 aout 1914 à Lagarde (Moselle).

École de Marseille. Médecin Auxiliaire. 40e régiment d’infanterie.

BADER René

Docteur en 1909.
né le 31 août 1884 à Haugenbichen (Meurthe et Moselle), † le 30 octobre 1917 à Courcelles (Aisne).

Médecin à La Goulette (Tunisie). Médecin-Major 2e classe. 8e régiment de marche de tirailleurs. Croix de Guerre.
Citation à l’ordre de la division, 12 mai 1915 : Sur le front depuis le début de la campagne, n’a cessé de prodiguer avec zèle et courage les soins aux blessés dans les circonstances les plus critiques, et notamment dans les journées de Ramscapelle et de Dixmude. Au cours d’un violent bombardement de tranchées le 3 mai 1915, s’est porté de lui-même en première ligne dans la crainte que les blessés ne fussent amenés trop tardivement à son poste de secours.
JO du 4 mars 1917: Médecin de bataillon d’une modestie rare et d’une bravoure hors pair. Le 7 août 1916, en pleine attaque de nuit et le 8 août pendant une offensive de jour, est allé à maintes reprises sur la ligne de feu panser et relever les blessés. S’est prodigué malgré un bombardement des plus violents pour assurer leur évacuation et s’est signalé à l’admiration de tous, officiers et soldats par son absolu mépris du danger.

BENOIT Pierre

Docteur en 1912.
né le 12 mars 1887 à Cette (Hérault), † le 2 octobre 1915 à Gérardmer (Vosges).

Médecin Aide-Major. 2e classe. 12e bataillon de chasseurs alpins. Croix de guerre. Chevalier de la Légion d’Honneur.
Citation à l’ordre de la brigade du19 mars 1915 : belle conduite pendant les combats des 19,20, 21, 22 et 23 février 1915
Citation à l’ordre de la 7e armée du 3septembre 1915 (JO du 18 octobre 1915) : Médecin d’un immense dévouement et d’un très grand courage ; a assuré son service sous un bombardement continuel et violent.
JO du 15 octobre 1915 : A fait preuve depuis le début de la campagne du plus grand dévouement et du plus remarquable mépris du danger. Aux combats de février de 1915 est allé chercher et a ramené sous un feu violent de mitrailleuses son commandant de bataillon grièvement blessé. Pendant toute la durée des combats du 1er août, a assuré avec un inlassable dévouement et sous un bombardement meurtrier, le service d’un refuge de blessés à proximité immédiate de la ligne de feu. Le 31 août a été grièvement blessé en prodiguant des soins à des blessés au cours d’un bombardement violent, et alors que son abri était rendu intenable par suite des émanations et des obus suffocants.

BERTHOMIEU Joseph

Docteur en 1913.
né le 17 juin 1887 à Boghar (Alger), † le 2 juillet 1916 à Haudainvile (Meuse).

Médecin Aide-Major. 2e classe. 28e régiment d’artillerie de campagne. Chevalier de la légion d’honneur.
JO du 9 janvier 1920. Médecin brave et courageux. Tombé glorieusement devant Verdun, le 23 juin 1916 au moment où il donnait ses soins à des blessés. Croix de guerre avec palme.

BERTRAND Henri

Docteur en 1908.
né le 3 mars 1882 à Dieulefit (Drôme), † le 22 mars 1916 à Dombasle (Argonne).

Médecin à Nice.
Médecin Aide-Major. 1e classe. 111e régiment d’infanterie. Croix de guerre. Chevalier de la légion d’honneur.
Citation à l’ordre de la division du 15 février 1915 : A fait preuve de beaucoup de courage et de dévouement pendant les journées des 20 et 21 décembre 1914.
JO du 14 mai 1916 : Médecin d’un dévouement et d’une abnégation remarquable. Sur le front depuis le début de la campagne. Le 21 mars 1916 ayant eu les deux jambes broyées par l’éclatement d’un très gros obus, n’a pas voulu être transporté dans une ambulance avant d’avoir donné à ses brancardiers toutes les indications voulues pour soigner des blessés en même temps que lui. A donné ses instructions avec un calme, une énergie, une simplicité qui ont fait l’admiration de tous ceux qui l’entouraient.

BERTRAND Marcel

Docteur en 1910.
né le 27 août 1883 à Laroques-les-Albéras (Pyrénées orientales), † le 12 avril 1917 à Prosnes (Marne).

Médecin Aide-Major. 1e classe. 57e régiment d’infanterie. Médaille militaire. Croix de guerre avec palme.
JO du 16 novembre 1919 : Médecin aide major de 1e classe, d’un dévouement et d’un zèle au dessus de tout éloge.
A organisé dans le secteur des Marquises le fonctionnement de deux P.S. avancés et abris de l’infirmerie régimentaire. D’une activité inlassable, n’a pas hésité à parcourir plusieurs fois par jour les tranchées de première ligne veillant personnellement au bon fonctionnement des services dont il avait la direction. A été mortellement atteint par obus le 12 avril 1917 dans le secteur de Prosnes. Une citation antérieure. Croix de guerre avec palme.

BLACHE Auguste

Docteur en 1914.
né le 3 août 1885 à Ambert (Puy de Dôme), † à le 28 octobre 1918 Reims (Marne).

Médecin Aide-Major. 1e classe. 303e régiment d’artillerie lourde. 2e groupe. Chevalier de la légion d’honneur.
Citation à l’ordre de la brigade d’artillerie du 14 mai 1916 : Aide-major d’une conscience et d’un dévouement remarquable. S’est particulièrement distingué lors des combats des 27 et 29 mars 1916 en venant prodiguer ses soins, sous un violent bombardement, aux blessés du groupe avant leur évacuation.
Citation à l’ordre de la division du 17 juin 1918 : Fait journellement preuve d’un grand mépris du danger. Le 11 juin 1918, un obus ayant éclaté à côté de lui sur une voiture attelée, s’est précipité pour relever les conducteurs sans égard pour les gaz dégagés qui l’ont fortement suffoqué.
JO du 19 avril 1919 : Médecin d’un dévouement et d’un courage exceptionnels. S’est maintes fois porté au secours des blessés sous les bombardements les plus violents. Le 25 octobre 1918 a été très gravement intoxiqué par gaz en soignant les blessés sur le champ de bataille. Deux citations.

BLANICH Bonaventure

Docteur en 1911.
né à Enveitg le 16 novembre 1881, canton de Saillagousse (Pyrénées Orientales), † le 24 avril 1917 à Essigny (Aisne).

Médecin Aide-Major. 2e classe. 45e bataillon de chasseurs alpins. Croix de guerre. Chevalier de la Légion d’Honneur.
JO du 5 juin 1919 : Pendant vingt jours a assuré le service d’un poste de secours très exposé sous un bombardement presque ininterrompu. Tué le 24 avril d’un éclat au coeur. A été cité.

BLAUVAC Henri

Étudiant 2e année.
né le 4 mai 1888 à Bogota (Colombie), † le 13 mars 1915 aux Eparges (Meuse)

Médecin Auxiliaire. 106e régiment d’infanterie.

BLOMME Edmond

Docteur en 1904.
né le 30 décembre 1876 à Dunkerque, † le 28 mai 1916 à Bourges.

Médecin à Dunkerque.
Médecin Aide-Major. 2e classe. 287e régiment d’infanterie. Chevalier de la légion d’honneur.
JO du 4 juillet 1916 : A fait preuve d’une grande bravoure en soignant les blessés, sous le feu le plus violent, pendant les combats des 3 et 4 mai 1916. A été très grièvement blessé à son poste de secours le 16 mai 1916. Plaies multiples.

BOISSIN Jean

Etudiant 4e année.
né en 1888 à Villefort (Lozère), † le 10 juillet 1915 au Barrenkopf (Alsace).

Médecin Auxiliaire. 22e bataillon de chasseurs alpins. Croix de guerre.
JO du 19 octobre 1915 : Particulièrement courageux et dévoué, a assuré son service sous un bombardement intense. Le 20 juillet, a été mortellement atteint par un éclat d’obus dans la tranchée où il se trouvait au milieu des chasseurs dont il soutenait la confiance.

BONNAUD Joseph

Docteur en 1907.
né le 12 novembre 1881 à Marseille, † le 27 novembre 1916 à Bar-le-Duc.

École de Marseille. Médecin à Marseille.
Médecin Aide-Major. 1e classe. Service de Santé 6e Région.

BOULET François

Docteur en 1904.
né le 4 octobre 1878 à Lunel (Hérault), † le 17 septembre 1914 à Cuts (Oise).

Médecin Auxiliaire. Groupe de brancardiers divisionnaire. 37e division d’infanterie.

BOURJADE Christian

Étudiant 2e année.
né le 20 mai 1894 à Rodez, † le 25 juin 1916 à Verdun (fort de Moulainville).

Médecin Auxiliaire. 5e régiment d’artillerie à pied.
Citation à l’ordre du régiment du 3 juillet 1916 : Aide-major d’une conscience et d’un dévouement remarquable. S’est particulièrement distingué lors des combats du 27 et 29 mars 1916 en venant prodiguer ses soins, sous un violent bombardement, aux blessés du groupe avant leur évacuation.

CABANES Paul

Docteur en 1914.
né le 17 décembre 1887 à Bormes (Var), † le 11 novembre 1916 à Bray (Somme).

Médecin Aide-Major. 2e classe. 161e régiment d’infanterie.
Citation à l’ordre de la division du 12 novembre 1916 : Pendant la période du 28 septembre au 16 octobre 1916, a fait preuve du plus grand esprit de sacrifice pour assurer l’évacuation des blessés. N’a pas hésité à rapprocher le plus possible son poste de secours des premières lignes et a pu ainsi réussir à donner aux blessés les soins plus immédiats. Blessé une première fois le 10 mars 1915.

CAILLOL Armand

Docteur en 1912.
né le 20 mai 1887 à Ginestas (Aude), † le 3 octobre 1918, à Vertekop (Macédoine).

Médecin à Ginestas.
Médecin Aide-Major. 2e classe. Ambulance divisionnaire n°5. Croix de guerre avec palme.
JO du 26 décembre 1915 : Aide-major de réserve du 140e d’infanterie : ayant eu l’abri de son poste de secours détruit par un obus, a donné l’exemple du plus grand calme. Blessé par la chute de la toiture, n’a demandé à être pansé et évacué que le dernier.

CAMUS René

Docteur en 1912.
né le 28 février 1887 à Dunkerque, † le 7 mai 1917 à Prosnes (Marne).

Médecin Auxiliaire. 241e régiment d’infanterie. Croix de guerre. Médaille militaire.
Tombé au champ d’honneur pour le salut de la patrie le 6 mai 1917 au Mont Haut. Mort en brave.

CAYROL Bénoni

Docteur en 1901.
né le 25 février 1875 à Mons (Hérault), † le 3 janvier 1917 à Gueux (Marne).

Médecin à Béziers.
Médecin Aide-Major 1e classe. 3e régiment d’artillerie de campagne.

CHAVERNAC Paul

Docteur en 1904.
né le 1e janvier 1877 à Aix en Provence, † le 25 juillet 1918 à Brecysur-Fère (Aisne).

Médecin à Marseille.
Médecin-Major de 2e classe. 328e régiment d’infanterie. Croix de guerre. Légion d’honneur.
Citation à l’ordre de la division du 27 novembre 1915 : Au combat du 22 octobre, en avant du village d’Arazli-Meneki, abandonné par ordre au cours du combat par nos troupes, est resté avec ses blessés et a profité de la nuit pour les évacuer au prix d’énormes difficultés dans un pays excessivement accidenté et parcouru par l’ennemi.
JO du 23 décembre 1918 : Officier du service de santé des plus distingués. Affecté à un régiment d’infanterie sur sa demande, a fait preuve, en toutes circonstances, d’une haute compétence et d’un dévouement absolu. Patriote ardent, animé de la plus grande bravoure, est tombé glorieusement pour la France le 25 juillet 1918, en assurant l’évacuation des blessés.

CHOSSUT-PERRET Gaston

Docteur en 1912.
né le 7 février 1887 à Moirans, † en mer le 6 août 1914 à bord du Medjerda.

DUFFOURS Louis

Docteur en 1911.
né le 10 août 1881 à Cette (Hérault), † le 12 septembre 1914 à Maluéva (Congo).

Médecin des troupes coloniales.
Médecin Aide-Major 1e classe. Afrique équatoriale Française.

DUPLESSIS DE POUZILHAC Georges

Docteur en 1912.
né le 29 avril 1885 à Nîmes, † le 1er juin 1917 à Ostel (Aisne).

Médecin à Marseille.
Médecin Aide-Major. 1e classe. 24e régiment d’infanterie. Croix de guerre.
Citation à l’ordre de l’artillerie du 27 juin 1916 : Au cours des affaires de février 1915, a établi un poste de secours dans une tranchée fortement bombardée et a assuré sous une violente fusillade l’évacuation des blessés, restant à côté des pièces pour encourager les servants par son mépris du danger. S’était déjà signalé en septembre 1914 en retournant chercher un canonnier disparu sur une position évacuée malgré la proximité de l’ennemi.

EIGLIER Henri

Docteur en 1909.
né le 24 avril 1884 à Marseille, † le 3 mai 1916 à Monthairons (Meuse).

École de Marseille. Médecin à Marseille
Médecin Aide-Major. 1e classe. 29e régiment d’artillerie de campagne. Croix de guerre avec palme. Chevalier de la légion d’honneur.
JO du 22 juin 1916 : S’est fait remarquer en toutes circonstances par son activité, son zèle et son dévouement. Blessé très grièvement par éclat d’obus le 11 mai 1916, a fait preuve du plus grand courage.

ESPAGNE Victor

Étudiant 4e année.
né le 2 janvier 1891 à Aumessas (Gard), † le 6 juillet 1916 à la tête des Faux (Alsace).

Médecin Auxiliaire. 62e bataillon de chasseurs alpins. Croix de guerre. Médaille militaire.
Citation à l’ordre de la brigade du 1er mai 1916 : Est accouru dès le premier appel, malgré un bombardement intense, pour soigner trois hommes ensevelis dans un abri, dont deux ont pu être sauvés grâce à l’intervention rapide de ses soins.
JO du 8 octobre 1916 : Médecin auxiliaire qui a toujours fait preuve de la plus grande bravoure et du mépris le plus absolu du danger. Mortellement frappé en se portant, malgré un violent bombardement, au secours de chasseurs ensevelis sous un abri.

FAYAUD-MARTIN Raoul

Docteur 1910.
né le 16 juin 1885 à Alger, † le 14 février 1917 à Kozani (Grèce).

Médecin à Alger.
Médecin Aide-Major. 2e classe. 8e tirailleurs Tunisiens.

FIOLLE Paul

Docteur en 1909.
né le 25 mai 1887 à Pertuis (Vaucluse), † le 3 juillet 1916 à Villers-Bretonneux (Somme).

École de Marseille. Médecin à Marseille
Médecin Aide-Major. 1e classe. 8e régiment d’infanterie coloniale. Croix de guerre (5 Citations). Chevalier de la légion d’honneur.
JO du 29 octobre 1914 : A fait preuve de bravoure et d’un absolu sentiment du devoir en assurant, d’une façon parfaite, sur le champ de bataille, le traitement et l’évacuation des blessés.
JO du 9 mars 1915 : A fait preuve du plus grand courage à l’attaque des tranchées ennemies en suivant avec ses brancardiers les deux colonnes d’assaut et a réussi à ramener dans nos lignes de nombreux blessés.
Citation à l’ordre du corps d’armée du 19 avril 1915 : A fait preuve de bravoure et de mépris du danger en allant, sous un feu violent, chercher et panser des blessés pendant la journée du 3 février.
Citation à l’ordre de la division du 12 octobre 1915 : Chirurgien de talent qui a sauvé nombre de grands blessés par des interventions audacieuses et habiles dans un poste créé à proximité de la ligne de feu. Avait déjà, comme médecin de bataillon, donné de fréquentes preuves de courage, de dévouement et de valeur professionnelle. Désigné d’office pour servir dans un hôpital de l’intérieur, était revenu presque aussitôt au régiment sur sa demande insistante. Avait tenu à partir avec la vague d’assaut. A été tué par une mitrailleuse au moment où il pansait un blessé. Son rare courage, son dévouement absolu, son réel ascendant sur les hommes lui avaient valu depuis le début des hostilités quatre citations, dont deux à l’ordre de l’armée.

FOUSSENQ Joseph

Docteur en 1908.
né le 7 juin 1884 à Pertuis (Vaucluse), † en mer le 7 octobre 1915 lors du torpillage de l’Amiral Hamelin.

École de Marseille. Médecin à Pertuis.
Médecin Auxiliaire. 15e section d’infirmiers militaires. Croix de guerre. Médaille militaire.
JO du 4 janvier 1923 : Médecin auxiliaire très dévoué. A été glorieusement tué le 7 octobre 1915, à son poste, au moment où il prodiguait ses soins à de nombreux blessés. Croix de guerre avec étoile de bronze.

FREICHE Antonin

Étudiant 2e année.
né le 20 février 1895 à Perpignan, † le 28 mai 1918 à Fismes (Marne)

Médecin Auxiliaire. 21e régiment d’infanterie.
Citation à l’ordre du régiment du 28 juillet 1917 : A montré, pendant la nuit du 25 au 26 mars 1917, un dévouement, un sang-froid et un courage dignes d’éloges, en secourant au mépris de tout danger, sous un violent bombardement d’obus asphyxiant, des hommes pris sous un éboulement et intoxiqués.

GIRARD Albert

Docteur en 1914.
né le 17 octobre 1890 à Buis-les-Baronnies (Drôme), † le 27 mai 1918 à Montecouvé (Aisne).

Médecin Aide-Major. 1e classe. 130e régiment d’artillerie de campagne. Médaille militaire.
JO du 28 novembre 1920 : D’un moral très élevé, d’un entrain remarquable, très apprécié de tous par sa bonne humeur dans les circonstances critiques, s‘est toujours distingué par son sang-froid et son courage à accomplir son devoir sous le feu. Tué à son poste de combat, le 28 mai 1918 (Offensive Allemande du 27 mai 1918). A été cité.

GIRAUD Camille

Étudiant 1e année.
né le 24 mars 1897 à Tulle (Corrèze), † le 5 août 1918 à Limé (Aisne).

Médecin Auxiliaire. 234e régiment d’infanterie. Médaille militaire.
JO du 24 novembre 1920 : Au front depuis octobre 1917 a fait preuve en toutes circonstances du dévouement le plus élevé et du mépris du danger le plus absolu. A été mortellement blessé, le 5 août 1918, à Limé, dans les tranchées de première ligne.

GOUDET Charles

Étudiant 4e année.
né le 14 novembre 1889 à Marseillan (Hérault), † le 31 janvier 1915 à Villers-Marmery (Marne).

Médecin Auxiliaire. 100e régiment d’infanterie.

GRANIER Émile

Docteur en 1914.
Né le 8 avril 1887 aux Arcs-sur-Argens (Var), † le 11 août 1914 à Lagarde (Moselle).

Médecin aux Arcs-sur-Argence.
Médecine auxiliaire, 19e régiment d’artillerie de campagne.

GUITER Jules

Docteur en 1913.
né le 8 août 1881 à Perpignan, † le 26 mai 1918 à Zuydcoote (Nord).

Médecin de navigation.
Médecin Aide-Major 2e classe. 122e régiment d’infanterie. Croix de guerre. Médaille militaire.

GUITTON Albert

Docteur en 1913.
né le 24 septembre 1881 à Trets (Bouches du Rhône), † le 4 février 1919 à Neuzats (Hongrie).

École de Marseille. Médecin à La Cadière (Var).
Médecin Aide-Major. 1e classe. Ambulance n° 2/57. Croix de guerre.
Citation à l’ordre du régiment du 10 novembre 1915: Le 22 octobre à Hudovo, a fait preuve du plus grand dévouement professionnel et du plus grand courage devant l’ennemi.

JEAN D’AIGUILLON Henri

Docteur en 1910.
né le 18 juin 1885 à Avignon, † le 25 juin 1915 à Thiaumont (Meuse).

Médecin à Antibes
Médecin Aide-Major. 1e classe. 340e régiment d’infanterie. Croix de guerre. Chevalier de la Légion d’honneur.
JO du 23 juin 1920 : Officier du service de santé d’un dévouement admirable. A participé dans des conditions particulièrement pénibles à l’organisation du poste de secours et du service de relève des blessés lors des bombardements meurtriers des 25 et 27 juin 1916 et dans la période d’occupation qui les a suivis. Tué à son poste de secours le 28 juin 1916. A été cité.

JEANJEAN Pierre

Étudiant 2e année.
né le 4 avril 1894 à Montpellier, † le 3 mars 1916 à Seppois-le-Haut (Haute Alsace).

Médecin Auxiliaire. 414e régiment d’infanterie. Croix de guerre. Médaille militaire.
JO du 30 juillet 1919 : A donné le plus bel exemple de dévouement et de courage, le 3 mars 1916, en prodiguant ses soins aux blessés sous un violent bombardement. Frappé mortellement devant son poste de secours au moment où il assurait personnellement l’évacuation d‘un grand blessé.

LAURENT Jules

Docteur en 1907.
né le 21 juin 1882 à Saint-Laurent-d’Aigouze (Gard), † le 9 septembre 1916 à Ville-sur-Cousances (Meuse).

Médecin à Saint-Laurent-d’Aigouze.
Médecin Aide-Major. 1e classe. 19e régiment d’artillerie de campagne. Chevalier de la Légion d’honneur.
JO du 15 août 1916 : Médecin Major de haute valeur morale et professionnelle, d’un zèle et d’un dévouement au-dessus de tout éloge. A été très grièvement blessé dans l’accomplissement de ses devoirs.

LHUILLIER Paul

Étudiant 3e année.
né le 28 novembre 1892 à Paris, † le 30 octobre 1916 à Verdun.

Médecin Auxiliaire. 38e bataillon de chasseurs alpins. Croix de guerre. Médaille militaire.
Citation à l’ordre du bataillon du 23 juillet 1916 : Médecin auxiliaire très courageux et très dévoué. Toujours prêt à se porter en première ligne pour donner ses soins aux blessés. S’est particulièrement bien montré au combat du 3 juillet
Citation à l’ordre du corps d’armée du 14 novembre 1916 : Médecin auxiliaire tombé au moment où il se disposait à remplir brillamment son devoir, comme il l’avait fait en toutes circonstances, ce qui lui avait déjà valu une citation.
JO du 24 octobre 1920 : Médecin auxiliaire d’un courage et d’un dévouement au-dessus de tous éloges, toujours volontaire pour porter secours aux blessés. Tué à son poste de combat, à l’attaque du Fort de Douaumont, le 24 octobre 1916. A été cité.

NEGRET Henri

Étudiant 2e année.
né en 1894 à Saint Chinian (Hérault), † le 17 septembre 1916 à Curlu (Somme).

Médecin Auxiliaire. 45e régiment d’infanterie. Médaille militaire.
JO du 7 octobre 1916 : A depuis son arrivée au corps toujours fait preuve de courage et de dévouement. Tombé mortellement blessé le 15 septembre 1916.

NEOLLIER Albert

Étudiant 3e année.
né le 4 juillet 1893 à Millau, † le 29 septembre 1914 à Chalons-sur-Marne.

Infirmier. 2e Régiment du Génie. Croix de guerre. Médaille militaire.
Décret du 3 avril 1920 : Brancardier ayant toujours fait preuve de très grand courage, d’esprit de sacrifice. Blessé mortellement le 22 septembre 1914 auprès de Perthes-les-Hurlus, en soignant sous le feu un sapeur blessé.

NEOLLIER Paul

Docteur en 1913.
né le 20 mai 1890 à Millau (Aveyron), blessé par le même obus que son frère, † le 1er octobre 1914 à Chalons-sur-Marne.

Médecin à Millau.
Médecin Auxiliaire. 2e Régiment du Génie. Croix de guerre. Médaille militaire.
Décret du 3 avril 1920 : Médecin Auxiliaire très brave et très dévoué. Blessé mortellement le 22 septembre 1914 auprès de Perthes-les-Hurlus, en soignant sous le feu un sapeur blessé.

PIERRUGES Jean

Docteur en 1909.
né le 15 avril 1882 à Claviers (Var), † le 25 septembre 1918 à Florina (Grèce).

École de Marseille. Médecin à Claviers,
Médecin Aide-Major. 2e classe. Mission anti-paludique de l’Armée d’Orient.
Citation à l’ordre de la brigade du 19 novembre 1916 : A assuré le fonctionnement de son poste de secours de bataillon, du 20 au 27 septembre, dans les tranchées mêmes et sous un bombardement intense. Y a prodigué les soins les plus intelligents et les plus consciencieux.

PRADINES Henri

Docteur en 1916.
né le 26 avril 1883 à Rennes (Isle et Vilaine), † en mer le 19 juillet 1917 lors du torpillage de l’Eloby.

Médecin Auxiliaire. 1e régiment d’artillerie de montagne.

RAYMOND Maurice

Étudiant 3e année.
né le 19 avril 1894 à Aix-en-Provence, † le 16 juillet 1918 à Boursonne (Oise).

Médecin sous-aide major. 76e bataillon de tirailleurs sénégalais. Croix de guerre. Médaille militaire.
JO du 11 mai 1920 : Parti au front sur sa demande a fait preuve en toutes circonstances d’un sang-froid absolu ; en particulier a aidé le 30 septembre 1915 à rapporter un blessé sous un violent bombardement. D’un sang-froid remarquable et d’un dévouement absolu, a été mortellement blessé le 15 juillet 1918, en allant chercher lui-même des blessés pour les amener au poste de secours.

RAYNAL Paul

Étudiant 2e année.
né le 2 mai 1891 à Vergèze (Gard), † le 19 avril 1917 à Cormicy (Marne).

Médecin Aide-Major. 2e classe. 2e régiment de marche de zouaves.
Citation à l’ordre de la division du 23 juillet 1916 : Médecin auxiliaire très dévoué. A assuré seul, pendant huit jours consécutifs, même après la relève de son bataillon, le fonctionnement d’un poste de secours très exposé au feu de l’artillerie allemande, donnant ses soins à de nombreux blessés et assurant avec intelligence le service des évacuations
Citation à l’ordre de la brigade du 26 décembre 1916 : Médecin auxiliaire chargé du service médical d’un bataillon. S’est dépensé sans compter après l’attaque du 15 décembre 1916 et pendant les jours suivants pour organiser sous le feu de l’ennemi la relève des blessés, leur donner des soins et en assurer l’évacuation rapide.
Cité à l’ordre du corps d’armée du 30 avril 1917 : Jeune médecin ayant une haute conception de son devoir, très zélé dans l’exercice de ses fonctions. A assuré en toutes circonstances son service, dans les conditions les plus difficiles. S’est en particulier distingué en juin 1916 devant le fort de Vaux. A été mortellement blessé à son poste de combat le 19 avril 1917.

ROUCOULES Eugène

Garçon de laboratoire.
né le 24 juin 1881 à Montpellier, † le 18 décembre 1914 à Mametz (Somme).

1er régiment mixte d’infanterie coloniale.

SALAGER Edmond

Docteur en 1899.
né le 16 novembre 1874 à Mèze (Hérault), † le 28 septembre 1915 à Saint Hilaire le Grand (Marne).

Médecin à Montpellier. Préparateur de médecine légale à la Faculté de médecine.
Médecin Aide-Major. 2e classe. Groupe de brancardiers divisionnaire 37e DI. Croix de guerre. Médaille militaire.
JO du 28 novembre 1920 : A rejoint le 24 septembre 1915 sa formation exposée à un violent
bombardement. A été tué à son poste le 24 septembre 1915. A été cité.

SCEMAMA Nathan

Étudiant 5e année.
né le 31 janvier 1891 à Corfou (Grèce), † le 21 juillet 1917 à Azilal (Maroc).

Médecin Aide-Major. 2e classe. Infirmerie indigène d’Azilal. Croix de guerre.
JO 15 novembre 1917 : Médecin-chef de l’infirmerie de poste et de l’infirmerie indigène d’Azilal.
Engagé volontaire dans l’artillerie, le nombre de ses inscriptions de médecin l’a fait nommer aide-major. A demandé à servir à l’avant où il s’est fait remarquer par un dévouement et une abnégation sans bornes. Mort de maladie à l’issue d’une colonne où il a fait preuve des plus belles qualités professionnelles et militaires.

TARDIEU Eugène

Docteur en 1905.
né le 22 janvier1881 à Mende (Lozère), † le 21 octobre 1918 à Lin (Serbie).

Médecin-Major2e classe. Ambulance Alpine n° 7. Croix de Guerre.
Citation à l’ordre de la direction du service de santé du 26 mai 1918 : A fait preuve de brillantes qualités d’énergie et d’organisation. Arrivé la veille des opérations à…, a réussi en quelques heures à établir son ambulance, à y installer le groupe chirurgical qui put fonctionner de suite. Sous les bombardements par avion du…, s’est porté au secours des victimes, leur donnant les premiers soins sur place et les a accompagnées jusqu’à son ambulance.
JO du 23 janvier 1919 : Médecin-chef réunissant les plus belles qualités de l’intelligence et du coeur. Au cours de la marche sur El Bassan, alors que tous ses aides et la moitié de son personnel étaient terrassés par la grippe, s’est dispensé nuit et jour pour soigner seul des centaines de malades et de blessés. Atteint lui-même par cette affection, ne s’est alité que pour mourir.

VINCENT Pierre

Docteur en 1913.
né le 7 septembre 1883 à Montpellier, † le 5 septembre 1918 au camp Wagram (Alsace).

Médecin militaire.
Médecin Aide-Major. 1e classe. 233e régiment d’infanterie. Croix de guerre. Légion d’Honneur.
Citation à l’ordre de la division du 20 juin 1915 : D’une bravoure et d’une abnégation sans égale. S’est prodigué sans trêve et sans repos pendant trois jours et trois nuits pour relever les morts et les blessés en rampant jusqu’auprès d’eux, bondissant à la tête de ses brancardiers dans les tranchées avant même qu’elles fussent organisées
Citation à l’ordre de la division du 23 septembre 1916 : Pendant les derniers combats, a fait preuve du plus grand dévouement en assurant son service dans des circonstances particulièrement difficiles sous un feu violent d’artillerie et de mitrailleuses.
Citation à l’ordre du 11ème corps d’armée : A assuré le service médical du régiment pendant les journées du… au… 1918 en donnant maintes preuves de la haute conception de son devoir et d’un mépris absolu du danger.
Citation à l’ordre de l’armée du 15 septembre 1918 : Médecin militaire d’une bravoure et d’un dévouement admirable, assurant son service avec le plus complet mépris du danger. Le…, après avoir assuré l’évacuation des nombreux blessés au cours de l’attaque, est allé dans la nuit, avec un brancardier, devant un nid de mitrailleuse qui n’avait pas pu être réduit, chercher en rampant le corps d’un officier du régiment, touché dans les fils de fer barbelés ennemis.

WARNERY Maurice

Étudiant 3e année.
né le 22 janvier 1894 à Montpellier, † le 15 novembre 1916 à Souhesmes (Meuse).

Médecin Auxiliaire. 3e régiment de marche de tirailleurs. Croix de guerre. Médaille militaire.
Citation à l’ordre de la division du 23 octobre 1915 : N’a pas hésité, le 25 septembre 1915, à partir à l’assaut à la suite de son bataillon dans le but de porter un secours immédiat aux blessés. A fait preuve de la plus belle abnégation dans les combats qui suivirent
JO du 21 mai 1916 : Blessé par un éclat d’obus à la jambe, s’est fait panser et a énergiquement refusé la fiche d’évacuation que lui délivrait le médecin-chef, déclarant que la situation s’opposait à toute diminution du personnel médical. A continué à donner ses soins aux blessés sous un feu violent.
JO du 25 décembre 1916 : Modèle de bravoure et de dévouement. A fait preuve depuis le début de la campagne d’un calme et d’un sang-froid remarquable, en pansant les blessés sous les plus violents bombardements. Déjà blessé, vient d’être atteint d’une nouvelle blessure à son poste. Trois fois cité à l’ordre.