La transfusion sanguine

Dès le début du conflit, beaucoup de soldats mouraient non seulement de leurs blessures mais de suites graves d’hémorragies. Des découvertes simultanées furent faites dans différents pays, par le Dr Agote à Buenos Aires, le Dr Hustin à Bruxelles et le Dr Lewinsohn à New York.

En France, une nouvelle technique fut testée par le Professeur Emile Jeanbrau sur le front dès 1916 et devint concluante grâce à la découverte du Professeur Emmanuel Hédon sur la coagulation et à l’utilisation des ampoules parafinées mises au point par Kimpton.

Pour permettre l’application de cette technique sur le front le plus vite possible, Jeanbrau fut chargé de sa diffusion par le Service de santé du Grand quartier général. Il multiplia les conférences et les démonstrations dans les centres hospitaliers des armées du Nord et du Nord Est. C’est ainsi que les transfusés des années 1917 et 1918 lui durent leur vie. Jeanbrau continua son œuvre après la fin de la guerre et dirigea le premier centre de transfusion sanguine montpelliérain créé le 23 novembre 1933. L’œuvre de Jeanbrau constitue une des découvertes majeures dans l’histoire de la médecine à Montpellier.

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