Les hôpitaux à Montpellier

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Pendant la guerre, la France est divisée en régions militaires. Dans chaque région, des bâtiments sont réquisitionnés pour accueillir les blessés et convalescents en complément des hôpitaux permanents. L’organisation prévue compte l’installation de 300 000 lits. Cependant, l’occupation de certaines régions occasionne des pertes de lits. Le nombre et l’organisation des hôpitaux évoluent en permanence pendant les quatre années de conflit.

Montpellier, rattachée à la XVIème région militaire, fait partie des villes de la zone de l’intérieur. On distingue plusieurs catégories d’hôpitaux temporaires en plus de l’hôpital général et de l’hôpital suburbain :

  • des hôpitaux complémentaires : installés dans des hôpitaux civils en temps de paix, ou dans des locaux publics (écoles, lycées, casernes…) mis sous administration militaire. Leur gestion est assurée par la direction du service de santé de leur région
  • des hôpitaux auxiliaires : leur administration est déléguée à l’une des trois sociétés de la Croix rouge (Société de Secours aux Blessés Militaires, Union des Femmes Françaises, Association des Dames Françaises).
  • des hôpitaux bénévoles : d’initiative privée, ils sont administrés par la municipalité, des associations ou des particuliers.

Les hôpitaux de la zone de l'intérieur

Ce plan a été réalisé en collaboration avec les Archives municipales de Montpellier. La plupart des photos, exception faite de celles du pavillon populaire (archives de l'UFR médecine) et du collège du Sacré-Coeur (collection particulière), sont conservées dans leurs fonds d'archives.
Le plan original, daté de 1911, est conservé sous la cote 2Fi195.

Cette carte montre l'emplacement des différents hôpitaux (permanents ou temporaires) dans la ville de Montpellier au tout début de la guerre en 1914. Près de 26000 lits avaient été mis à disposition pour l'accueil des blessés.

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Liste des hôpitaux militaires de Montpellier

Ville de Montpellier

Archives municipales, 12Fi70
© Ville de Montpellier

- Hôpital Mixte (suburbain)
- Hôpital général (place de l'Hôpital-Général)
- Hôpital complémentaire n°1 (Grand Lycée de garçons, rue Girard)
- Hôpital complémentaire n°2 (Ecole normale de jeunes filles, rue des Sourds-et-Muets)
- Hôpital complémentaire n°3 (Ecole normale de garçons, rue de l'Ecole-Normale)
- Hôpital complémentaire n°10 (Lycée de jeunes filles, avenue de Toulouse, 31)
- Hôpital complémentaire n°24 (Institut Prévost, rue Lunaret)
- Hôpital complémentaire n°43 (ancien Collège catholique, rue Rondelet)
- Hôpital complémentaire n°44 (Sacré-Coeur, rue Saint-Vincent-de-Paul)
- Hôpital complémentaire n°48 (Institution Ste-Marthe, rue Gerhardt)
- Hôpital complémentaire n°49 (Dépot de convalescents)
- Hôpital auxiliaire n°3 (Petit Lycée, rue Lakanal)
- Hôpital auxiliaire n°105 (Ecole d'Agriculture)
- Hôpital Bénévole n°54 bis (Domaine de Clémentville, près l'octroi de l'avenue de Lodève)

Hôpital général

Ville de Montpellier

Archives municipales, 6Fi7
© Ville de Montpellier

L'Hôpital général, situé place de l'Hôpital-Général (actuelle place Albert 1er), était l'hôpital principal de la ville de Montpellier et pouvait accueillir jusqu'à 535 personnes.

Hôpital St Eloi (suburbain)

Ville de Montpellier

Archives municipales, 6Fi314
© Ville de Montpellier

L'Hôpital St Eloi est le seul hôpital mixte, c'est-à-dire qui accueille à la fois des malades civils et militaires, de Montpellier. Il disposa de 687 à 713 lits.

Le pavillon populaire

Université de Montpellier

Archives de l'UFR de Médecine, 1MED222
© UM

A partir d’octobre 1914, le Pavillon Populaire, équipé de 67 lits, reçut le statut d’annexe de l’Hôpital complémentaire n°1 (lycée de garçons aujourd’hui occupé par le Musée Fabre).

Cercle des officiers

Ville de Montpellier

Archives municipales, 6Fi318
© Ville de Montpellier

Le Cercle des officiers, situé sur l'Esplanade, était une annexe de l'Hôpital complémentaire n°1 (Grand Lycée de Garçons) et pouvait accueillir jusqu'à 48 personnes.

Institut des sourds et muets

Ville de Montpellier

Archives municipales, 6Fi315
© Ville de Montpellier

L'Institut des sourds-muets et jeunes aveugles, situé rue Saint-Vincent-de-Paul, a servi d'annexe à l'Hôpital complémentaire n°2 (Ecole normale de jeunes filles) et disposait de 60 lits.

Lycée de jeunes filles

Ville de Montpellier

Archives municipales, 6Fi62
© Ville de Montpellier

Le lycée de jeunes filles, situé 31 avenue de Toulouse, a servi d'Hôpital complémentaire n°10 et a pu accueillir pendant le conflit entre 410 à 570 personnes.

Collège du sacré coeur

Collection particulière
G.Morlock

Carte postale
© Tous droits réservés

Le collège du Sacré-Coeur, situé rue Saint-Vincent-de-Paul à Montpellier, fut l'hôpital complémentaire n°44 pendant le conflit.

Ecole nationale d'Agriculture

Ville de Montpellier

Archives municipales, 6Fi317
© Ville de Montpellier

L’école nationale d'agriculture a servi d'hôpital complémentaire n°105 pendant le conflit et pouvait accueillir entre 107 et 112 personnes.

Clinique chirurgicale mutualiste

Ville de Montpellier

Archives municipales, 6FiXXIV-5
© Ville de Montpellier

La clinique mutualiste, située avenue de Toulouse, était une annexe de l'hôpital complémentaire n°105 (école d'agriculture) et était équipée de 20 lits.

Le Petit Lycée

Ville de Montpellier

Archives municipales, 6Fi61
© Ville de Montpellier

Le Petit Lycée, situé rue Lakanal, était l'hôpital auxiliaire n°3 et a pu accueillir entre 100 à 255 personnes pendant le conflit.

Domaine de Clémentville

Ville de Montpellier

Archives municipales, 6Fi316
© Ville de Montpellier

La clinique de Clémentville était située près de l'octroi de l'avenue de Lodève. Il s'agissait du seul hôpital bénévole (n° 54 bis) de la ville de Montpellier et était équipée de 40 lits.