Le front d’Orient

Si l’essentiel de l’Armée Française combattit sur le sol national, un contingent important fut engagé à partir de 1915 en Orient, aux Dardanelles, sur la presqu’île de Gallipoli puis dans les Balkans, à partir de Salonique et en Macédoine.

Le service de Santé dut s’adapter à de nouvelles difficultés, liées à la configuration du terrain, des voies de communication insuffisantes, l’insalubrité, le climat, la survenue de nouvelles maladies et la nécessité d’évacuations par voie maritime.

La paludisme en particulier se répandit dans l’armée d’Orient à partir de l’été 1916, entraînant au total plus de 90 000 hospitalisations et près de 6 000 décès entre 1916 et 1918. Un programme de prévention, de traitement systématique par la quinine et d’assainissement des régions marécageuses fut entrepris. Une mission anti-palustre fut créée en 1917.

La presqu'île de Gallipoli

Extrait de Joseph VASSAL, Dardanelles-Serbie-Salonique. Impressions et souvenirs de guerre (avril 1915- février 1916) Paris : Librairie Plon, 1916
© Tous droits réservés

L'opération des Dardanelles commença en mars 1915. Sur l'étroite presqu'île de Gallipoli, les conditions du front devinrent encore plus éprouvantes que sur le front européen en raison du climat, de la poussière, de l'odeur pestilentielle et de l'absence d'eau potable.
"Il faut faire la guerre à la saleté qui prend les proportions d'un véritable danger, aux parasites, aux mouches, aux moustiques. Il y a des milliers de cadavres à ensevelir" écrit Joseph Vassal.

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Schéma du front d'orient

Extrait de Marc MORILLON, Jean-François FALABREGUES, Le Service de santé 1914-1918, Bernard Giovanangeli Editeur, 2014. p.131

© M.Morillon

Fin 1915, les troupes alliés sont transportées à Salonique pour constituer le front d'Orient. Les opérations commencèrent par une tentative de jonction avec l'armée serbe, le long de la vallée du Vardar. Son échec conduisit à la retraite vers Salonique où un camp retranché fut aménagé dès décembre 1915.

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Hôpitaux sur le front d'Orient

Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine

© Ministère de la Culture,
Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine,
distribution RMNGP

Le Service de santé dut s'adapter à des conditions difficiles dans des régions insalubres. Il fallut établir des hôpitaux temporaires dans le camp retranché de Salonique et des hôpitaux d'évacuation dans les zones proches du front. Dans ces régions montagneuses, des ambulances alpines furent déployées.
Le service de santé comptait plus de 6000 hommes, 19 ambulances et 29 hôpitaux au 1er septembre 1918.

Navire-hôpital

Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine

© Ministère de la Culture,
Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine,
distribution RMNGP

Des navires furent réquisitionnés pendant la Grande Guerre afin de transporter les troupes mais aussi les blessés entre le front et les différents ports.

Fiche d'évacuation de blessés

Collection particulière
Association Les Poilus de Vaucluse

© A.Sauvaget

Bien Hoa est le nom d'un navire-hôpital de la Marine Nationale. Tout comme les trains sanitaires, il effectuait des rotations sur le front d'orient : au départ de Salonique vers la ville de Bizerte pour les Serbes et vers Toulon pour les Français.
Cette fiche d'évacuation indique un rapatriement vers Toulon pour un soldat souffrant de dysenterie.

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Télégramme annonçant le départ du
Dr Foussenq pour Salonique

Collection particulière
B. Gaudin

© B.Gaudin

Dans ce télégramme daté du 2 octobre 1915, Joseph Foussenq annonce son départ pour la ville de Salonique et son retour d'ici 10 jours par le paquebot Amiral Hamelin.

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Télégramme annonçant le décès
du Dr Foussenq

Collection particulière
B. Gaudin

© B.Gaudin

Le navire l'Amiral Hamelin est torpillé le 7 octobre 1915 avec, à son bord, le Dr Foussenq.

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Conférence sur la Serbie

Université de Montpellier

Archives de l'UFR de Médecine, 1 MED 130
© UM

Bien que le front d'Orient semble plus éloigné que le front franco-allemand, les étudiants et les médecins sont invités à assister à des conférences thématiques sur les théâtres de guerre comme la Serbie.

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