Les conditions d’intervention

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Devant l’ampleur et la nature des blessures, le Service de Santé des Armée dut revoir complètement son organisation et changer de doctrine. Il fut décidé d’envoyer les chirurgiens les plus qualifiés dans les formations de l’avant, d’organiser le triage des blessés, d’améliorer leur ramassage et leur transport, de développer les hôpitaux d’évacuation, de concevoir des ambulances chirurgicales automobiles et d’utiliser au mieux les spécialistes. L’essentiel du traitement se fit alors dans les hôpitaux de la zone des armées, l’intérieur recevant les convalescents et les blessés devant bénéficier d’une chirurgie réparatrice, d’un appareillage ou d’une rééducation.

Au début du conflit, le nombre de médecins était de 10 490 sans compter les infirmiers, les brancardiers, les pharmaciens, etc. Ce chiffre apparut toutefois très vite insuffisant devant la masse des blessés et près de 5000 médecins supplémentaires furent engagés.

L'ambulance 2/71

Collection particulière
Famille Giraud

Photographie, juin 1917
© G.Giraud

L'ambulance 2/71 en déplacement sur la route de Château-Thierry à Soissons en juin 1917.

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Henri Bertrand soignant un blessé dans
l'infirmerie du 111e régiment d'infanterie

Collection particulière
S. Guyot

Photographie, 1915
© Tous droits réservés

Henri Bertrand effectua ses études à la Faculté de Montpellier et y soutint sa thèse en 1908. Mobilisé dès le début de la guerre comme médecin aide-major de 1ere classe, il mourut lors d'un bombardement le 22 mars 1916.

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Conseils au soldat pour sa santé, 1916

BIU Montpellier, BU Médecine

Archives Jeanbrau
© BIU Montpellier

Il s'agit d'un livret de prévention contre le développement de maladies, en particulier la dysenterie, la fière typhoïde et le choléra. Ce guide hygiénique transportable était composé de plusieurs chapitres : hygiène du cantonnement, hygiène du soldat en marche, conseil pour la propreté corporelle, mesure de protection contre les insectes, mesure de protection contre le froid, les gelures et les complications, les maladies vénériennes, conseil aux soldats blessés, conseils particuliers pour les blessures des différentes régions du corps, mesure de protection contre les gaz asphyxiants.

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Boyau de Maroeil : blessé
transporté à l'arrière

Extrait de BRIEUX., Georges BROUARDEL, Jacques BERTILLON, Maurice BOUCHOR, Joseph MAUNOURY et al., Science et dévouement : le service de santé, la Croix-Rouge, les oeuvres de solidarité, Paris : Aristide Quillet, 1917.
© Tous droits réservés

Le brancard est le seul moyen de transport à la disposition des brancardiers sur le champ de bataille. Il se compose essentiellement d'une toile résistante réunissant deux hampes en bois. Il est porté par deux ou quatre brancardiers.

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Fiche d'évacuation des blessés

Collection particulière
Association Les Poilus de Vaucluse

© A.Sauvaget

Dès le poste de secours, les médecins du service de santé apposaient sur les vêtements des blessés des fiches d'évacuation. Sur ces fiches, étaient portées des indications sur l'identité civile et militaire de la personne ainsi que la nature de sa ou ses blessure(s). Aux différentes étapes du réseau d'évacuation, les blessés étaient triés, ceux nécessitant une intervention chirurgicale étaient transportés vers les hôpitaux de l'intérieur dans des trains appelés "trains sanitaires" .

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Ruine d'un poste de secours d'ambulance à Prosnes (Marne).

Collection particulière
G.Morlock

Carte postale
© Tous droits réservés

Les postes de secours, situés à 1 ou 2 km de la ligne de feu, apportaient les premiers secours.
Des brancardiers étaient chargés de ramasser les blessés sur le front. Ils étaient, par conséquent, les plus exposés aux risques.

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Médecin dans les tranchées

Collection particulière
S. Guyot

Photographie, 1915
© Tous droits réservés

Quelques soldats avec le docteur Henri Bertrand (au centre) dans une tranchée du secteur de Verdun en 1915.

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Poste de secours

Collection particulière
S. Guyot

Photographie, 1915
© Tous droits réservés

Un poste de secours dans le secteur de Verdun en 1915.

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Infirmerie militaire

Collection particulière
S. Guyot

Photographie, sd
© Tous droits réservés

Henri Bertrand au milieu des blessés à l'infirmerie militaire.

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Méthode de transport par deux brancardiers

Collection particulière
Association Les Poilus de Vaucluse

Extrait de l'Ecole de l'infirmier et du brancardier militaires : approuvée par le
Ministre de la Guerre le 1er octobre 1894.
Partie 3 : Théorie des manoeuvres,
pp.110-111. Paris : Rozier Editeur, 1894.
© Tous droits réservés

Des livrets illustrés étaient distribués aux infirmiers et brancardiers afin de leur apprendre les bons gestes pour le transport des blessés hors des zones à risques. Malgré la diffusion de ces livrets, ces hommes ont parfois dû improviser, confrontés à la réalité du terrain et aux conditions complexes d'évacuation liées notamment aux fumées toxiques.

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Trousse médicale

Collection particulière
Association Les Poilus de Vaucluse

© A.Sauvaget

Cette trousse regroupe l'essentiel du matériel médical et chirurgical nécessaire aux médecins sur le front.

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Extrait de "La Marsouille"

Fiolle (Paul), La Marsouille,Paris : Payot, 1917. p.32-33
© UM

Dans son livre inachevé La Marsouille, publié après sa mort, Paul Fiolle raconta, de façon poignante, son vécu à la tête d'un groupe de brancardiers.
Il y décrit les souffrances des combattants et les angoisses des blessés appelant désespérément à eux les secours.

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Extrait de "Lettres" de Paul Fiolle

Fiolle (Paul), Lettres, Campagne 1914-1916.
Aix en Provence : Editions de la Revue le Feu, 1917.
pp.98-99
© UM

Dans ces pages, l'auteur décrivit les conditions d'intervention, parfois très dures, des médecins sur le front.

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